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Y a plus d'âge pour "Faire sa crise" ?


Lorsque j'ai commencé à exercer le métier de coach en développement personnel et professionnel, puis lorsque j'ai choisi de devenir thérapeute, j'avais une idée assez précise des personnes que j'accompagnerais.

Suite à mon année de formation en psychologie du développement, je m'imaginais volontiers accompagner des personnes en "crise de milieu de vie". Ou, sur le versant du coaching, des personnes qui se posaient des questions de fond sur leur vie professionnelle : reconversion, pas reconversion, changement de trajectoire, envie de renouer avec des envies de jeunesse... en bref, une cible d'hommes ou de femmes âgés de 40 à 50 ans.


Les derniers mois sont venus bousculer ces idées reçues.


On s'interroge dès 25 ans


Il y a quelques mois, une jeune femme me contacte, cherchant un coach en développement personnel, car elle se sentait un peu perdue dans sa vie professionnellle (mais aussi personnelle). Je fus surprise de son âge : 26 ans, en poste depuis deux ans après avoir fait son alternance dans la même entreprise. Elle a su apprécier le mélange dans mon accompagnement d'expérience, d'expertise et... d'écoute bienveillante.

Peu de temps après, deux, puis trois autres jeunes femmes m'ont contactée (sans se connaître). Leurs points communs :

  • Âgées de 26 à 32 ans,

  • Certaines avec un peu plus d'expérience mais encore "jeunes" sur le marché du travail,

  • Deux étaient de jeunes mamans,

  • Deux en situation de rupture professionnelle et en interrogation profonde sur l'avenir.


Moi qui pensais me spécialiser sur les crises de milieu de vie, je me suis donc aperçue que les questionnements pouvaient survenir beaucoup plus tôt dans la vie et d'une manière plutôt saine. Même si deux d'entre elles étaient en recherche d'emploi, elles n'en restaient pas moins résolument dynamiques et curieuses de découvrir ce qu'elles allaient faire dans les mois et années qui viennent.


Ce fut un immense plaisir de les accompagner dans leur recherche d'elles-mêmes et en mêlant des outils de coaching mais aussi, lorsque la demande était explicite, des approches plus thérapeutiques.


Alors pourquoi cette remise en question à un âge où "tout devrait rouler" ?


Quelques pistes d'explications


La sociologue en moi n'est jamais loin et je vois au moins trois grands facteurs explicatifs :

  1. Avoir le choix - c'est qui m'a menée à ce métier. Aujourd'hui (et plus encore pour les jeunes générations), notre vie professionnelle n'est plus dictée par le milieu d'appartenance et un chemin un peu tracé d'avance. On peut, on est encouragé à choisir sa voie, faire quelque chose qui a du sens. Mais cette liberté de choix a un prix : celui de devoir décider par soi-même et donc de s'explorer, d'explorer les choix possibles et les pistes qui y mènent.


  2. L'imprévisibilité - non seulement les plus jeunes (et même les trentenaires) savent qu'ils ne feront pas toute leur vie le même métier, mais la situation économique (et technologique) bouge extrêmement vite. Même si on a fait un choix à 22-23 ans, on ne sait pas de quoi l'avenir sera fait et ce qui sera possible d'ici 5 à 10 ans. Dès lors, on peut s'interroger beaucoup plus tôt sur de nouvelles directions à prendre.


  3. Une forme d'individualisme - le monde occidental a vu l'individualisme s'installer comme un modèle de référence et tout un chacun aspire à sa petite part de bonheur. Les plus jeunes générations entretiennent par ailleurs une relation beaucoup plus contractuelle et "donnant-donnant" avec le monde du travail. La combinaison de ces deux facteurs me paraît propice à la remise en question des choix effectués, au nom d'un "mieux" hypothétique mais motivant dès avant 30 ans.



La "crise" n'a pas d'âge mais mérite qu'on s'y attarde


Je fais partie de ceux qui aiment reprendre cette interprétation des idéogrammes chinois où "crise" signifie "opportunité". C'est devenu un peu banal de le dire mais ce qui m'intéresse dans les situations de ces personnes que j'ai accompagnées, c'est cette soif de se découvrir et de tracer un chemin personnel qui leur tient à coeur.


Il n'y a pas d'âge pour se questionner sur la voir professionnelle ou le mode de vie que l'on a choisi. Pas d'âge pour remettre en question des choix de vie , de couple, d'enfant ou pas d'enfant, de lieu de vie, de sens que l'on souhaite donner à son existence.


Pour autant, l'aide d'un professionnel de l'accompagnement (coach en développement personnel ou thérapeute, selon les sujets et leur profondeur) est essentielle pour :

  • s'orienter,

  • réfléchir en miroir,

  • questionner les évidences,

  • mettre à jour des schémas bloquants,

  • explorer de manière créative des chemins possibles,

  • se sentir écouté(e), reconnu(e) dans sa singularité et encouragé(e).



J'aurai plaisir à travailler avec vous sur votre carte d'identité créative, votre arbre familial et ce qu'il recèle de ressources ou d'éléments inhibants, ou encore votre liberté corporelle pour retrouver aisance et assurance dans la vie et vos échanges avec les autres.


Alors, quel que soit votre âge, si vous vous interrogez profondément sur votre identité, votre place, le sens que vous donnez à votre vie personnelle ou professionnelle... parlons-en !



(Image by StockSnap from Pixabay)



 
 
 

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